Frédéric VITOUX Élu en 2001 au fauteuil 15

N°704
Officier de la Légion d’honneur
Commandeur des Arts et des Lettres
Commandeur de l'ordre du Mérite de la République italienne
Écrivain
Journaliste

Biographie

Frédéric Vitoux est né le 19 août 1944 à Vitry-aux-Loges (Loiret).

Études secondaires à l'école Massillon, puis au lycée Charlemagne à Paris. Inscrit en classe de mathématiques supérieures au lycée Charlemagne après son bac, il préfère préparer le concours d'entrée à l'IDHEC (Institut des hautes études cinématographiques) puis s'orienter vers des études littéraires : licence de lettres à la Sorbonne puis doctorat de 3e cycle, en 1968, avec une thèse consacrée à Louis-Ferdinand Céline — cette même thèse qui, sous une forme remaniée, paraît chez Gallimard au printemps 1973, dans la collection « Les Essais », sous le titre Louis-Ferdinand Céline, Misère et parole.

Parallèlement à ses études, il écrit régulièrement dans la revue de cinéma Positif à partir de 1966.

En septembre 1973 paraît chez Gallimard son premier roman, Cartes postales.

En 1974, il collabore au tout nouveau Quotidien de Paris comme critique littéraire, puis, quatre ans plus tard, rejoint l'équipe rédactionnelle du Nouvel Observateur comme critique littéraire, puis critique cinématographique, et bientôt chroniqueur littéraire spécialisé dans le domaine étranger.

Il a travaillé dans l'édition, comme conseiller littéraire aux éditions Stock dans les années 1970 puis au comité de lecture des éditions Calmann-Lévy jusqu'au début des années 1990.

Depuis 1973, a publié régulièrement des romans, en particulier Sérénissime (1990), prix Valery-Larbaud, Charles et Camille (1992), Grand prix du roman de la Ville de Paris, ou La Comédie de Terracina (1994), Grand prix du roman de l'Académie française. Mais aussi des essais : une étude biographique sur Rossini, un ouvrage sur Venise et plusieurs livres consacrés à Céline, notamment Bébert le Chat de Louis-Ferdinand Céline (1976) et La Vie de Céline (1988), bourse Goncourt de la biographie, prix Femina-Vacaresco et prix de la critique de l'Académie française.

Frédéric Vitoux a également écrit le scénario et les dialogues d'une très libre adaptation de Sans Famille, d'Hector Malot, diffusée sur la chaîne de télévision France 2 en décembre 2000, et le scénario d'une non moins libre adaptation de Robinson Crusoé, toujours pour France 2, deux ans plus tard.

Il a été élu à l'Académie française le 13 décembre 2001, au fauteuil de Jacques Laurent (15e fauteuil), et reçu le 27 mars 2003 par Michel Déon.

Œuvres

1973 Cartes postales (Gallimard)

1973 Louis-Ferdinand Céline, Misère et parole (Gallimard)

1976 Bébert, le chat de Louis-Ferdinand Céline (Grasset)

1976 Les cercles de l’orage

1978 Céline (Belfond)

1978 Yedda jusqu’à la fin (Grasset)

1979 Un amour de chat (Balland)

1981 Mes îles Saint-Louis (Le Chêne)

1982 Gioacchino Rossini

1983 Fin de saison au Palazzo Pedrotti

1985 La Nartelle

1986 Il me semble désormais que Roger est en Italie (Actes Sud)

1987 Riviera

1988 Céline

1988 La Vie de Céline (Grasset)

1990 Sérénissime

1990 L’Art de vivre à Venise (Flammarion)

1992 Charles et Camille

1993 Paris vu du Louvre (Biro éditeur)

1994 La Comédie de Terracina

1996 Deux femmes

1998 Esther et le diplomate

2000 L’ami de mon père

2001 Le Var pluriel et singulier (Équinoxe)

2003 Des dahlias rouge et mauve

2004 Villa Sémiramis

2005 Le roman de Figaro (Fayard)

2006 Un film avec elle (Fayard)

2007 Les chats du Louvre (Flammarion)

2008 Clarisse (Fayard)

2008 Dictionnaire amoureux des chats (Plon)

2009 Grand Hôtel Nelson (Fayard)

2011 Bernard Frank est un chat (Léo Scheer)

2012 Jours inquiets dans l’île Saint-Louis (Fayard)

2013 Voir Manet (Fayard)

2014 Cats : an illustrated miscellany (Flammarion)

2015 Les désengagés (Fayard)

2016 Au rendez-vous des mariniers (Fayard)

2018 L'Express de Bénarès - A la recherche d'Henry J.-M. Levet (Fayard)

2020 Longtemps, j'ai donné raison à Ginger Rogers (Grasset)

2022 L'Ours et le Philosophe (Stock)

2023 L'Assiette du chat (Grasset)

2023 Album Louis-Ferdinand Céline (Gallimard)

Mot attribué lors de l’installation

Recours :

n. m. Action par laquelle on recherche de l'assistance, du secours. Avoir recours à Dieu. Avoir recours à la justice. Il tomba malade, il fallut avoir recours au médecin. Il n'a recours qu'à vous. Comme on ne voulait pas ajouter foi aux copies, on fut obligé d'avoir recours aux minutes, aux originaux. Il signifie aussi Refuge, ce à quoi on recourt. Tout mon recours est en Dieu. Dieu seul est mon recours. Vous êtes mon unique recours, mon dernier recours. S'adresser à quelqu'un en dernier recours. En termes de Jurisprudence, il désigne le Droit de reprise par voie légale, l'action qu'on peut avoir contre quelqu'un pour être garanti ou indemnisé. Si je perds mon procès, j'aurai mon recours contre un tel, sur un tel. Il a été condamné, sauf son recours sur un tel, sur la succession. Un tel est mon garant, mais il n'a rien : c'est un pauvre recours, un mauvais recours. Recours en cassation, Pourvoi en cassation. Voyez POURVOI. Recours en grâce, Demande par laquelle on s'adresse au chef de l'État pour obtenir la remise ou la commutation d'une peine infligée par jugement.